Un tempérament de feu, de l’énergie à revendre, une sonorité on ne peut plus personnelle, Fazil Say est resté le pianiste de la Nouvelle Vague, fougueux, passionné, avec ses visions et ses interrogations légendaires…
Après Thomas Adès, le Festival a choisi d'offrir en 2013 une carte blanche au pianiste compositeur turc, pour un programme bien à lui : Mozart qui l’a révélé au monde entier, Prokofiev et sa fameuse sonate no7, écrite aux heures noires de 1942 et créée par Richter, célèbre pour sa toccata étourdissante et sa mélodie « jazzy », enfin Janacek, pour son originalité et son dramatisme.
Fazil Say complète le portrait en interprétant quelques-unes de ses propres compositions : des ballades et des fantaisies jazzy… Un récital généreux et libre, comme son interprète.